Konica Autoreflex T4 (1978)

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Cet appareil compact est le dernier reflex 35mm entièrement mécanique fabriqué par Konica. L’Autoreflex T4 a été conçu en tant qu’appareil intégrant la plupart des fonctionnalités du T3/T3N dans un boîtier compact et léger. De l’extérieur donc, son apparence est presque identique à celle du TC, mais il a beaucoup plus de fonctionnalités.

Pour commencer, le viseur du T4 est beaucoup plus clair (de 40%) que celui du T3 et il est muni d’un stigmomètre (en option dans le cas du T3N). Mais le viseur de l’appareil a perdu son volet ainsi que l’indicateur de vitesse d’obturation, tous deux présents dans le T3. Le T4 est muni d’un retardateur, d’un testeur de profondeur de champ et de la fonction d’exposition multiple. L’Autoreflex T4 est aussi le premier appareil Konica avec option d’avancement moteur de la pellicule, grâce au moteur auxiliaire Konica AR.

Parmi les inconvénients liés à cet appareil il faut mentionner sa cellule (autre que celle du TC) qui tombe parfois en panne, ainsi que le revêtement en simili cuir qui rétrécit, tout comme celui du TC. La photo présente mon exemplaire en tenue de garde-champêtre. Des revêtements de rechange sont disponibles à Cameraleather.

Moins robuste que les gros reflex qui le précèdent, c’est toutefois un bel appareil solidement conçu. Bien qu’il n’égale pas le T3, c’est un des reflex Konica de choix, grâce à ses maintes fonctionnalités et ses dimensions réduites. C’est aussi le dernier appareil Konica à porter le nom d’Autoreflex. Dix ans plus tôt, Konica avait été un des grands pionniers de l’exposition automatique. En 1978, l’exposition automatique était de rigueur. Le nom Autoreflex avait perdu sa raison d’être.

Traits caractéristiques :
a) Testeur des piles avec voyant lumineux
b) Bouton d’exposition multiple et commutateur de posemètre
c) Testeur de profondeur de champ à gauche de l’objectif

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Avec l’introduction du FS-1 en 1979, débute la série de reflex électroniques Konica. Pendant les six années suivantes la société introduit trois autres appareils électroniques (le FC-1, le FP-1 et le FT-1 Motor) et un mécanique (le TC-X). De cette série, le premier appareil surtout se caractérise par une conception innovatrice. Malgré des problèmes passagers avec les circuits électroniques de ce premier modèle, la société produit une série d’appareils fiables, compacts et très agréables à manier.

Les reflex électroniques Konica ont des traits communs : ils ont tous un viseur très clair, dans lequel les informations sont présentées à l’aide de diodes, un système de mesure de la lumière et un obturateur contrôlés électroniquement. Ils sont, par contre, dépourvus de certaines fonctions présentes dans les reflex mécaniques, comme l’affichage des vitesses d’obturation dans le viseur, le testeur de profondeur de champ et le relevage du miroir.

Ces traits ne s’appliquent pas au dernier des appareils présentés dans cette section, le TC-X, qui n’est pas un appareil électronique. J’ai toutefois pensé que les besoins de la logique seraient mieux servis si je le laissais à sa place dans la chronologie des reflex Konica.

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