Autoreflex T3N (1975)

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L’Autoreflex T3N (connu aussi sous le nom de NT3) représente le haut de la gamme des reflex Konica. C’est un modèle amélioré du T3, et le plus abouti des grands Autoreflex mécaniques Konica. Tout comme dans le cas de l’appellation Autoreflex T2, l’appellation Autoreflex T3N n’apparaît pas sur le boîtier, car la nature des améliorations apportées par rapport au T3 ne justifient pas une nouvelle appellation. Ce ne sont, en fait, que des petites « retouches » techniques, mais elles sont très pratiques : un petit volet installé derrière l’oculaire pour couper l’arrivée de lumière qui pourrait déjouer le posemètre; le haut du boîtier, en pointe sur le T3, est aplati et élargi pour accommoder une griffe contact permanente.

L’Autoreflex T3N est célèbre pour un calibrage très précis de ses mécanismes et pour son opération dite « douce comme du beurre ». C’est également un reflex très solidement conçu. J’en possède trois, dont un depuis plus de 20 ans et aucun d’eux n’a encore eu besoin d’aucune intervention. « Appareil sérieux pour photographes sérieux », c’est le modèle de préférence pour ceux qui s’intéressent au système reflex Konica et l’appareil Konica le plus souvent recherché, car ses avantages techniques en font un outil encore plus précis et versatile que le T3, lui-même un appareil très avancé pour l’époque.

En plus de la version chrome (plus fréquente) et noire, Konica a produit une série exclusive de T3N plaqués or, offerts en guise de cadeau pour personnel de vente particulièrement performant, par exemple. On trouve un certain nombre de faux en circulation, sur les sites d’enchères notamment. Les vrais spécimens sont identifiables par le fait qu’ils ne portent pas de numéro de série.

Traits caractéristiques :
a) Griffe contact incorporée au boîtier, haut de boîtier élargi et rabaissé, levier d’ exposition multiple et témoin d’armement (tous deux présents sur le T3 également)
b) Levier testeur de profondeur de champ et retardateur en plastic noir avec raie blanche
c) Volet coupant l’arrivée de lumière par l’oculaire durant les longues expositions

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Le T3N clôt l’ère des grands reflex traditionnels pour la société Konica. En effet, sous l’effet des coûts de production croissants et des consommateurs désirant des appareils moins encombrants, au milieu des années 1970 des appareils « nouvelle vague » commencent à remplacer les reflex classiques, dont les dimensions et le poids étaient restés inchangés depuis 15 ans.

L’industrie entière fait appel aux matériaux synthétiques et, avec le temps, aux circuits électroniques de plus en plus raffinés. Si cette évolution a produit des appareils d’utilisation plus aisée et parfois plus sophistiquée, elle a également mené à l’apogée d’une génération d’appareils moins autonomes, moins résistants et, très souvent, inutilisables sans piles.

Pour Konica, le relai entre les reflex traditionnels et les nouveaux appareils électroniques est assuré par deux modèles – l’Autoreflex TC et l’Autoreflex T4 : Bien que ce soient des reflex mécaniques et que leur maniement ne diffère guère des reflex qui les précèdent, d’aspect physique ils sont d’un autre temps.

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